Hanami

Hanami
Hanami c'est la grande fête du printemps. Quand il s'agit de fêtes nationales, (golden week, tanabata, hanami, shougatsu...) les japonais ont tendance à être tous solidaires et à se réunir ou fêter tous ensemble ces évènements. Hanami c'est pareil voire pire, parce que c'est d'autant plus fugace. Hanami, pour ceux qui connaissent un peu le japonais signifie "voir les fleurs".
Chaque année, à peu près à la même date (fin mars début avril) les japonais sortent dans les parcs par centaines, déposent leurs bâches en plastique bleu et pique-niquent sous les cerisiers en fleur.
Autrefois, dans les campagnes la floraison des cerisiers indiquaient si la récolte du riz de l'année serait bonne ou mauvaise. Les sakura étaient considérés comme des lieux sacrés dans lesquels descendent les dieux de la récolte.
Mais les cerisiers en fleurs ont aussi une toute autre signification, par la brièveté de la floraison ils représentent la fugacité de notre passage sur terre.
Mais cette fête est aussi l'occasion, encore une fois, de sortir entre camarades de bureaux, ou entre amis, et de se bourrer la gueule dans un décor idyllique.
ça vous dit?

# Posté le mardi 22 mars 2005 04:29

hanami suite

hanami suite

Il y a un film qu'il faut que je conseille à tous, surtout pour les deux premières histoires; c'est un recueil de court-métrages de Kurosawa Akira et c'est magnifique.
Justement, le deuxième me fait penser à Hanami parce qu'il s'agit de pêchers en fleurs qui sont cultivés en étages et se transforment en famille impériale (comme pour les poupées posées sur les étagères lors de la fête des filles et des poupées: Hinamatsuri.
C'est vraiment magnifique et très poétique.
Le film s'appelle DREAMS (en VJ: YUME et en VF: REVES)


ps: je conseille aussi très vivement la première histoire où un petit garçon, malgré l'interdiction de sa mère va assister à la cérémonie de mariage des renards dans la forêt. Là encore, un grand moment de cinéma

# Posté le mardi 22 mars 2005 04:38

Modifié le mardi 22 mars 2005 15:35

MONSTER

MONSTER
Je viens de finir le manga "Monster" de Naoki Urasawa. En deux mots: "ça déchire"!
Et ça serait dommage de ne pas vous en faire profiter.
Il est sorti en 18 volumes aux éditions Kana.
L'histoire: l'histoire s'étale sur plus de dix ans.
Elle commence avec un grand changement dans la vie du Docteur Kenzo Tenma, neurochirurgien de renom exerçant à l'hôpital Eisler de Düsseldorf en Allemagne. Fiancé à la fille du directeur de l'hôpital sa carrière est toute tracée jusqu'au jour où le directeur lui ordonne de soigner en priorité un grand chanteur d'Opéra, au détriment de la vie d'un simple patient d'origine Turque. Pris par le remord il est perturbé d'avoir du faire ce choix. Une nuit, deux enfants sont emmenés d'urgence; leurs parents viennent d'être assassinés. La fille est en état de choc et le garçon est gravement blessé à la tête. Tenma décidé de soigner l'enfant plutôt que le maire de la ville, comme le directeur le lui avait ordonné. "Chaque vie a le même prix" reste son leitmotiv pendant toute la durée du manga. Il ne sait pas qu'il a redonné vie à un monstre. Au fur et à mesure des épisodes: une quantité de meurtres inexpliqués. Tenma enquête pour vérifier si c'est bien l'un des jumeaux l'auteur de ces actes criminels. Il veut savoir s'il a redonné vie à un monstre. Tour à tour recherché par la police, en cavale, médecin de campagne, médecin pour la pègre, pour des immigrés turques et vietnamiens sans le sou, il rencontre toutes sortes de gens qui vont le suivre dans sa folie de justice.
Un manga plein de suspense, sans trop de bons sentiments qui part du principe que nous sommes humains et que nous avons droit à l'erreur.

# Posté le samedi 02 avril 2005 05:51

Un français à Tokyo

Un français à Tokyo
kyou ha furansu no manga ni tsuite hanashimasu!

J'avais envie de faire une dédicace à l'un des instigateurs de mon propre "phénomène japon": Frédéric Boilet, dessinateur.
Quelques-unes de ses oeuvres:

Love hotel
Tôkyô est mon jardin
Demi-tour
L'épinard de Yukiko


Il me semble indispensable de préciser que ce monsieur a traduit et adapté en français Quartier lointain de Jirô Taniguchi (honte à vous si vous n'avez jamais ouvert un Taniguchi de votre vie!)

Bref l'illustration est tirée de Tôkyô est mon jardin où un français qui travaille à Tsukiji doit faire décoller les ventes d'un petit cognac français. En même temps c'est un français à Tôkyô, donc il se fait des nanas. Une top-model vient de le plaquer et il rencontre Kimie qui travaille dans la mode. L'histoire en elle même n'est pas sensationnelle. Elle séduit par sa banalité, par les hasards de la vie, parce qu'elle est proche de nous. Le dessin a quelque chose de très photographique, je suppose que le dessinateur travaille en partie à partir de clichés, ce qui fait que pour une fois les japonais ont des têtes de japonais (ouf! on y vient! enfin une BD de ce genre!)
Et comme c'est une BD bilingue, les bulles sont parfois en japonais, parfois en français (avec traduction bien sûr). ça donne un côté manga (juste dans la forme) à cette BD purement franco-belge.
Pour moi, ça a été une révélation!

# Posté le lundi 04 avril 2005 09:58

Ojigi et autres politesses

Ojigi et autres politesses
Quels impairs à éviter au Japon?
La plupart d'entre vous se demandent peut-être ce qu'il faut faire et ne pas faire au Japon, et appréhendent sûrement de faire des erreurs arrivés là-bas. Je commence donc une série de posts par thèmes sur les erreurs à ne pas commettre.


Quand on rencontre quelqu'un et que l'on est invité chez lui
- Soyez ponctuels, c'est la première qualité à avoir au Japon. Vous êtes invités à dîner? Les 15 minutes de retard nécessaires en France passeraient mal au pays du soleil levant.
- On rentre en disant "ojamashimasu". On enlève ses chaussures dans l'entrée et on les range bien côte-à-côte la pointe vers la sortie. Et enfilez les slippers (chaussons) qu'on vous propose. Il y a parfois des slippers pour les toilettes, à n'utiliser que dans les toilettes. Idem pour les slippers de la maison, on ne les utilise jamais en dehors.
- On ne salue pas en faisant la bise, mais par une légère courbette, ou ojigi. On n'est pas obligés non plus de toucher ses orteils avec ses doigts, un simple mouvement de tête peut suffire (c'est un mouvement que vous retrouverez très souvent quand vous parlez et qu'un interlocuteur vous écoute et veux vous prouver son attention).
- Si on nous fait des compliments il faut tous les réfuter rapidement par un "iie, iie" ou "anmari" (bref ça dépend du compliment, mais le "usoooo!!" ne marche pas trop)prenez l'air gêné: la fausse modestie est plus que courante.
- Quand vous êtes invités essayer d'apporter un petit cadeau, en évitant le chiffre 4 (qui peut se lire shi, comme pour le kanji de la mort, ce qui est néfaste pour les superstitieux). Et quand vous offrez le cadeau, présentez le à deux mains et n'oubliez pas la petite phrase de rigueur "tsumaranai mono dakedo"...
- Dans les maisons traditionnelles il ne faut pas marcher sur les shikii, les barres sur lesquelles glissent les fusuma (portes coulissantes) il vaut mieux les enjamber pour passer d'une pièce à l'autre. C'est pour les superstitieux encore une fois mais simple à respecter, vous n'allez pas rester planté dans l'encadrement de la porte de toute façon...



A table
_ On ne plante pas ses baguettes dans son bol de riz (c'est ce qu'on fait sur les autels funéraires) mais on les pose à côté de son bol, ou sur le pose-baguettes.
- Evitez le "chinchin" au moment de trinquer (littéralement "zizi") et préférez lui le "kanpai".
- Avant de commencer à manger on dit "ittadakimasu", en gros "merci pour ce repas", et même au restaurant. Et à la fin du repas "gochisousama deshita".
- Les japonais, quand ils utilisent des baguettes en bambou les cassent et les frottent l'une contre l'autre (pour éviter les échardes ou qq chose dans le genre) si vous voulez les imiter, faites attention au cadre, ça ne se fait pas n'importe où, c'est considéré comme mal poli.
- On peut faire du bruit en mangeant. Les japonais avalent leur ramen avec une voracité étonnante (et le bruit qui va avec).
- Quand on vous donne une "oshibori" petite serviette rafraichissante, utilisez la pour vous essuyer les mains avant le repas (et pas le visage ou la nuque, certains papys le font mais c'est pas trop la classe). En France on nous en donne dans les restaurants chinois après le repas, n'oubliez pas qu'on est au Japon, et qu'il vaut mieux se laver les mains avant de manger: c'est plus logique!
- On n'hésite pas devant la quantité des mets en laissant les baguettes en suspension au dessus des plats: quand vous avez décidé vous fondez dessus c'est tout! (sinon vous passez pour un français qui fait "je cherche le meilleur, je vous laisserai le moins bon).
- On évite de désigner quelque chose ou quelqu'un avec ses baguettes: elles font juste office de couverts.
- On ne passe pas la nourriture de baguette en baguettes. (c'est encore un rite funéraire pratiqué après l'incinération, on récupère les cendres et les os avec de grandes baguettes. On passe les os de baguettes en baguettes. Pensez à ça si jamais l'envie vous prend).
- Quand on choisit un met dans un plat, on n'utilise pas le côté des baguettes qu'on a mis dans la bouche mais l'autre. Sinon on utilise les baguettes de service.
- Quand vous êtes à un nomikai ou dans un izakaya évitez de vous servir à boire. Normalement c'est votre hôte qui doit vous servir quand votre verre est vide et vous devez faire de même avec le sien.

# Posté le samedi 09 avril 2005 04:20